Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 14:10

 Couverture Nom de Mon de site

 

Collection Trac(e), éditions Passage d'encres, Romainville, 2011.

 

 

 

Jeudi 12 janvier 2012 à 18h30, lecture performée avec Adrian Schnidler : à partir d'extraits du livre NOM DE MON DE  Editions Passage d’encres - Romainville - wwww.inks-passagedencres.fr

 

Le MOTif (Observatoire du livre et de l'écrit en  Île-de-France)

6, villa Marcel-Lods (passage de l'Atlas) - 75019 Paris (M° Belleville)
 www.lemotif.fr

 

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(...)

Noms des jours où tu n’as pas appelé : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche.


Ce visage me dit quelque chose, mais je ne sais pas… Ce visage ne m’est pas inconnu. Je reconnais ce visage, mais je ne vois pas… Je vois ce visage, je l’ai déjà vu, mais aucun … ne me vient… Je n’ai pas la mémoire des… Je suis incapable de mettre un … dessus. Quel … avez-vous dit ? Il n’est pas d’ici. Un … étranger. Attendez ! Je l’ai sur le bout de la langue, attendez … Un… à consonance… Oui, je crois me rappeler… Un … qui commence par… Un… qui finit par… Pourquoi ? Oh… de quoi me demandez-vous ça ?

 

Nous allons prendre votre nom.

 

 (...)

 

 


Samedi 19 novembre 2011 à 19 heures, lecture performée avec Catherine Salvini et Jennifer Douzenel : En vain

pendant le vernissage de l'exposition de Michel Verjux  Vanité
du 19 novembre au 30 décembre 2011

 

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Galerie Jean Brolly
16 rue de Montmorency
75003 Paris
du mardi au samedi 11h-19h

"Ne crois pas, cependant, qu’il n’y ait partout que matière : car il y a du vide dans la nature.”
Lucrèce,
De Natura Rerum

Octobre 2011, publication de NOM DE MON DE, éditions Trace(s) PASSAGE D'ENCRES (sur commande par mail chez l'éditrice : Christiane Tricoit <passagedencres@wanadoo.fr> link

 

 

 Bonne année ! (Les Grandes Occasions - janvier 2012)

 

 

Une année = 9 Grandes Occasions : Bonne Année, Bon Anniversaire, Joyeuses Pâques, Vive la Mariée, Bonne Fête Maman, Bonne Fête Papa, Oh le Beau Bébé, Sincères Condoléances, Joyeux Noël.

 

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Bonne Année ! dit papa, Bonne Année ! dit maman, Bonne Année ! dit mon frère Bastien, Bonne Année ! dit sa fiancée Mei, Bonne Année ! dit ma sœur Bérénice, Bonne Année ! dit mon demi-frère Idriss, Bonne Année ! dit le copain de 30 ans de papa, Bonne Année ! dit tonton Jean-Ba, Bonne Année ! dit tata Séverine, Bonne Année ! dit tonton Moussa, Bonne Année ! dit tatie Coco, Bonne Année ! dit la dame du JT, Bonne Année ! dit Monsieur le Président, Bonne Année ! dit pépé Roberto, Bonne Année ! dit mémé Bernadette, Bonne Année ! dit mamie Mima, Bonne Année ! dit papi Gérard, Bonne Année ! dit mon cousin Pierrick, Conne Année ! dit mon cousin Jerry, Bonne Année ! dit ma cousine Léna, 'onne 'née ! dit le bébé, Bonne Année ! dit ma cousine Pénélope, Bonne Année ! dit mon cousin Brice, Bonne Année ! dit le voisin en passant.

 

Le Père Janvier avait apporté à papa et à maman des fonds de tiroirs pour payer leurs crédits, à mon frère Bastien un gros billet, à ma sœur Bérénice un moyen billet et trois papillotes, à mon frère Brice un petit billet et un petit paquet de papillotes et à moi un énorme paquet de papillotes.

 

Le sapin était très joli et très bien décoré, c'était très joyeux. Il y avait des étoiles et des boules et des lumières qui s'allument et après qui ne s'allument plus et les jolies guirlandes et la belle nappe qui pend et le beau service qui sert pas tous les jours et les beaux verres qui tombent tout de suite et les beaux couteaux qui coûtent cher et qui coupent pas.

 

Et tout le monde a dit : Oh le beau sapin ! Oh le beau service ! Oh la jolie robe ! Ah quand on a la santé ! Ah que c'est gentil ! Ah quelle bonne surprise ! Mais il ne fallait pas ! Mais c'est merveilleux ! Comme vous êtes belle ! Comme cela a dû vous coûter cher !

Oh vous pensez ! Mais non, mais non ! C'est manière ! Ça ne compte pas ! Merci, merci, merci, merci, merci, merci ! Comme vous dites, dites, dites ! De rien, oh mais de rien, mais de rien, rien, rien ! Et tout le monde est passé à table.


Tout le monde était bien beau et bien content avec ses jolis habits de fête et tout le monde a bu l'apéritif et c'était très bon, pour ne pas vexer papa tout le monde en a repris et comme c'était un jour exceptionnel tonton qui ne doit pas boire d'alcool en a bu plus que les autres, tout le monde a applaudi sauf tata qui faisait les gros yeux.

 

Et puis il y a eu des plats et des plats avec de la sauce et de la sauce qui tache et puis de la crème crème et aussi de la crème et tous les messieurs dames ont dit que nous avions une bonne charcuterie, une bonne cave, une bonne pâtisserie, un bon piano de cuisson avec double four évolution, bien bon, bien gentil, bien copieux, bien joli, bien réussi mais si cher, cher, cher de nos jours et si mauvais, mauvais pour le foie et l'estomac et le teint et les intestins et les hémorroïdes et la prostate et la gastro surtout, et les artères et les rides et le sida et le cancer et la grippe et la planète surtout, et le Dakar et la répression en Syrie et la récession et l’euro et le moral en berne et les valeurs refuges et la Chine et les augmentations et le chômage et ce qu'on nous fait avaler mais tout le monde a beaucoup mangé, mangé, mangé et aussi grossi, grossi, grossi parce que c'est un jour exceptionnel et très joli et très joyeux et qu'il faut en profiter, profiter, profiter parce qu'on ne sait jamais ce que demain, et les hommes ont joué à celui qui en boirait le plus, plus, plus toujours plus, buvaient buvaient et s'alignaient les bouteilles et s'entassaient les cadavres et tout le monde applaudissait et tout le monde était très content et chantait et fumait et rotait et racontait des histoires qu'il ne faut pas et les boutons craquaient, les chemises et les pantalons s'ouvraient, et il y avait du vin, du vin et du vin partout, sur la nappe, les habits et tout le monde était très content, très joyeux, très gentil, très joli, très drôle, drôle, très heureux, heureux, heureux et très exceptionnel.

 

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(Le livre Les Grandes Occasions (Editions les archives modernes) est en vente à la librairie EquiPages, rue de Bagnolet, 75020, Paris)

 

 

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 18:57

 

 

 

Automne 2012, publication en ligne de Les Grandes Occasions (1980-2010), éditions D-FICTION

 

 

 

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  Bon anniversaire ! (Les Grandes Occasions - février 2012)

 

Une année = 9 Grandes Occasions : Bonne Année, Bon Anniversaire, Joyeuses Pâques, Vive la Mariée, Bonne Fête Maman, Bonne Fête Papa, Oh le Beau Bébé, Sincères Condoléances, Joyeux Noël.

 

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Bon Anniversaire ! dit papa, Bon Anniversaire ! dit maman, Bon Anniversaire dit mon frère Bastien ! Bon Anniversaire ! dit sa fiancée Djaouida, Bon Anniversaire ! dit mon frère Idriss, Bon Anniversaire ! dit le copain de 30 ans de papa, Bon Anniversaire ! dit tonton Jean-Ba, Bon Anniversaire ! dit tata Séverine, Bon Anniversaire ! dit tonton Moussa, Bon Anniversaire ! dit tatie Coco, Bon Anniversaire ! dit la dame du JT, Bon Anniversaire ! dit pépé Roberto, Bon Anniversaire ! dit mémé Bernadette, Bon Anniversaire ! dit mamie Mima, Bon Anniversaire ! dit papi Gérard, Bon Anniversaire ! dit mon cousin Pierrick, Happy Birthday ! dit mon cousin Jerry, Bon anniversaire ! dit ma cousine Léna, Bon Annive’sai’ ! dit le bébé, Bon Anniversaire ! dit ma cousine Pénélope, Bon Anniversaire ! dit mon cousin Brice, Bon Anniversaire ! dit le voisin en passant.

 

Papa et maman avaient offert à ma sœur Bérénice ………………………………, mon frère Bastien ………………………………………, mon frère Idriss ………………………. et moi ……………………………………….

 

La salle à manger était très jolie et très bien décorée, c’était très joyeux. Il y avait des lampions rouges et des lampions bleus et des lampions verts et des lampions bleu et rouge et des lampions rouge et vert et la belle nappe qui pend et le beau service qui sert pas tous les jours et les beaux verres qui tombent tout de suite et les beaux couteaux qui coûtent cher et qui coupent pas.

 

Et tout le monde a dit : Oh la belle grande jeune fille ! Oh le beau service ! Oh la jolie robe ! Ah quand on a la santé ! Ah que c'est gentil ! Ah quelle bonne surprise ! Mais il ne fallait pas ! Mais c'est merveilleux ! Comme vous êtes belle ! Comme cela a dû vous coûter cher !

Oh vous pensez ! Mais non, mais non ! C'est manière ! Ça ne compte pas ! Merci, merci, merci, merci, merci, merci ! Comme vous dites, dites, dites ! De rien, oh mais de rien, mais de rien, rien, rien ! Et tout le monde est passé à table.


Tout le monde était bien beau et bien content avec ses jolis habits de fête et tout le monde a bu l'apéritif et c'était très bon, pour ne pas vexer papa tout le monde en a repris et comme c'était un jour exceptionnel tonton qui ne doit pas boire d'alcool en a bu plus que les autres, tout le monde a applaudi sauf tata qui faisait les gros yeux.

 

Et puis il y a eu des plats et des plats avec de la sauce et de la sauce qui tache et puis de la crème crème et aussi de la crème et tous les messieurs dames ont dit que nous avions une bonne charcuterie, une bonne cave, une bonne pâtisserie, un bon piano de cuisson, bien bon, bien gentil, bien copieux, bien joli, bien réussi mais si cher, cher, cher de nos jours et si mauvais, mauvais pour le foie et l'estomac et le teint et les intestins et les hémorroïdes et la prostate et l’anorexie surtout, et les artères et les rides et les reins et le cancer et …………… et la planète surtout, et ………………………. et …………. et …………………. et …………………………….. et ……………………… et …………….. et le chômage et la Chine et ce qu'on nous fait avaler mais tout le monde a beaucoup mangé, mangé, mangé et aussi grossi, grossi, grossi parce que c'est un jour exceptionnel et très joli et très joyeux et qu'il faut en profiter, profiter, profiter parce qu'on ne sait jamais ce que demain, et les hommes ont joué à celui qui en boirait le plus, plus, plus toujours plus, buvaient buvaient et s'alignaient les bouteilles et s'entassaient les cadavres et tout le monde applaudissait et tout le monde était très content et chantait et fumait et rotait et racontait des histoires qu'il ne faut pas et les boutons craquaient, les chemises et les pantalons s'ouvraient, et il y avait du vin, du vin et du vin partout, sur la nappe, les habits et tout le monde était très content, très joyeux, très gentil, très joli, très drôle, drôle, très heureux, heureux, heureux et très exceptionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 13:48

 

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Joyeux Noël (Les Grandes Occasions - décembre 2011)

 

Une année = 9 Grandes Occasions : Bonne Année, Bon Anniversaire, Joyeuses Pâques, Vive la Mariée, Bonne Fête maman, Bonne Fête papa, Oh le Beau Bébé, Sincères Condoléances, Joyeux Noël

 

Joyeux Noël ! dit papa, Joyeux Noël ! dit maman, Joyeux Noël ! dit mon frère Raphaël, Joyeux Noël ! dit sa femme Amina, Joyeux Noël ! dit ma sœur Déborah, Joyeux Noël ! dit mon frère Joshua, Joyeux Noël ! dit le copain de 30 ans de papa, Joyeux Noël ! dit tonton Didier, Joyeux Noël ! dit tata Mimine, Joyeux Noël ! dit tonton Jean-Marc, Joyeux Noël ! dit tatie Sylviane, Joyeux Noël ! dit la dame du JT, Joyeux Noël ! dit pépé Charles, Joyeux Noël ! dit mémé Jeannette, Joyeux Noël ! dit mamie Brigitte, Joyeux Noël ! dit mon cousin Paulin, Merry Christmas ! dit mon cousin Elliot, Joyeux Noël ! dit ma cousine Marguerite, 'yeux 'oël ! dit le bébé, Joyeux Noël ! dit ma cousine Lilou, Joyeux Noël ! dit mon cousin Ethan, Joyeux Noël ! dit le voisin en passant.

 

Le Père Noël avait apporté à papa un iPad, à maman un iMad, à mon frère Raphaël un gadget de geek, à ma sœur Débo une place pour le foot, à mon frère Joshua une toupie supersonique et à moi une poupée qui rit et qui dit Encore ! Encore ! Encore ! quand on la lance en l'air.

 

La crèche était très jolie et très bien décorée, c'était très joyeux. Il y avait l'âne et le bœuf et Joseph et Marie et le petit Jésus tout nu et l'étoile du berger qui s'allume et après qui ne s'allume plus et la belle nappe qui pend et le beau service qui sert pas tous les jours et les beaux verres qui tombent tout de suite et les beaux couteaux qui coûtent cher et qui coupent pas.

 

Et tout le monde a dit : Oh la belle crèche ! Oh le beau service ! Oh la jolie robe ! Ah quand on pense que la fin du monde, c’est pour dans un an ! Ah que c'est gentil ! Ah quelle bonne surprise ! Mais il ne fallait pas ! Mais c'est merveilleux ! Comme vous êtes belle ! Comme cela a dû vous coûter cher !

Oh vous pensez ! Mais non, mais non ! C'est manière ! Ça ne compte pas ! Merci, merci, merci, merci, merci, merci ! Comme vous dites, dites, dites ! De rien, oh mais de rien, mais de rien, rien, rien ! Et tout le monde est passé à table.


Tout le monde était bien beau et bien content avec ses jolis habits de fête et tout le monde a bu l'apéritif et c'était très bon, pour ne pas vexer papa tout le monde en a repris et comme c'était un jour exceptionnel tonton qui ne doit pas boire d'alcool en a bu plus que les autres, tout le monde a applaudi sauf tata qui faisait les gros yeux.

 

Et puis il y a eu des plats et des plats avec de la sauce et de la sauce qui tache et puis de la crème crème et aussi de la crème et tous les messieurs dames ont dit que nous avions une bonne charcuterie, une bonne cave, une bonne pâtisserie, une bonne cuisinière en vitrocéramique, bien bon, bien gentil, bien copieux, bien joli, bien réussi mais si cher, cher, cher de nos  jours et si mauvais, mauvais pour le foie et l'estomac et le teint et les intestins et les hémorroïdes et la prostate et l’obésité surtout, et les artères et les rides et les reins et le sida et le Téléthon et le cœur et la grippe et la planète surtout, et la faillite de l’Europe et le couple Franco-Allemand et la Syrie et l’austérité et les 99 % et les Indignés et les kalachnikov et les Russes dans la rue et la Chine et l’augmentation du chômage et ce qu'on nous fait avaler mais tout le monde a beaucoup mangé, mangé, mangé et aussi grossi, grossi, grossi parce que c'est un jour exceptionnel et très joli et très joyeux et qu'il faut en profiter, profiter, profiter parce qu'on ne sait jamais ce que demain, et les hommes ont joué à celui qui en boirait le plus, plus, plus toujours plus, buvaient buvaient et s'alignaient les bouteilles et s'entassaient les cadavres et tout le monde applaudissait et tout le monde était très content et chantait et fumait et rotait et racontait des histoires qu'il ne faut pas et les boutons craquaient, les chemises et les pantalons s'ouvraient, et il y avait du vin du vin et du vin partout, sur la nappe, les habits et tout le monde était très content, très joyeux, très gentil, très joli, très drôle, drôle, très heureux, heureux, heureux et très exceptionnel.

 

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Juin 2011, La part NON FACTUREE, catalogue Felice Varini, éditions Jannink, Paris, juin 2011

 

Mai 2011, CONTAINER-FICTION - Plaine de Plainpalais (Genève) le 11 mai 2011 dès 17h 


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Installation sonore

bernard guelton
isabelle lartault link
lorenzo menoud
michel verjux


http://serialpoet.eu/pages/installations/container-fiction.html

L'habitacle de chantier possède des affinités avec la fiction. Comme elle, il est autonome et apte au voyage, capable d’inventer et de bâtir un monde, dans lequel, en dernier recours, il s'inscrit. Il est alors la trace d’un chantier, le récit d’une construction, mais aussi celui de la ville en expansion (Lorenzo Menoud).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 16:56


 

 

 

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Isabelle LARTAULT est notre invitée sur D-Fiction
Un entretien exclusif, une vidéo inédite, la publication de deux textes inédits.Un véritable dispositif pour découvrir et apprécier le travail de cette plasticienne et écrivain de qualité.


http://www.d-fiction.com/fr/fr/isabelle_lartault
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 15:17

 

  - 7 juin 2010 lecture (avec la participation des lecteurs : Joëlle Péhaut, Jennifer Douzenel, Erwan Bout et Vincent Dulom), dans le cadre de Fiction/lectures Performées à la Fondation d'entreprise Ricard, 16, rue Boissy d'Anglas, 75008, Paris.link

 

 

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Extraits

 

(Pendant que les gens s’installent, la caméra balaie la salle avant de se fixer. L’image du public est projetée derrière moi.)

Vous m’entendez ?
1,
1, 2,…
1, 2, 3,…

 (Je compte le nombre de spectateurs.)
4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, etc.

(En partant et en revenant sur mes pas.)

Où es-tu ?… Quand tu sors du métro, tu arrives sur la place, la place… tu es presque arrivé. Tu n’as plus qu’à tourner dans la rue… Quand tu fais face au Cri… Quand tu fais face au Cri… au Cri… Quand tu fais face au grand hôtel du… au grand hôtel connu, c’est bizarre, je ne me souviens jamais des noms des monuments et des rues. Tu continues et tu prends à droite, tout de suite à droite. C’est simple, il y a deux sens interdits de chaque côté et tu vas voir une grille et des chiens muselés à l’angle où tu vas tourner…


(En cherchant, en tournant.)
Il y a encore de la place ici ?
Je cherche une place.
Ça fait des heures que je tourne pour trouver une place !


(La main en visière au-dessus des yeux.)
6,3 milliards…
6,4 milliards…
6 milliards et demi…
Vous me voyez ?

Si l’on mesure le fait qu’en raison du manque d’horizon, les habitants des grandes villes ont plus de problèmes de vue que ceux qui vivent à la campagne, que ceux qui vivent à la campagne voit uniquement les avantages de vivre en ville, que parce qu’elle vit de plus en plus en ville, la population occidentale est mieux nourrie et est davantage exposée à la lumière électrique qui favorise la stimulation de l’hormone de croissance, que cette hormone est produite pendant les phases de sommeil profond qui diminuent après 45 ans, que sa baisse de production, en augmentant la quantité de graisse dans l’organisme, favorise les risques d’obésité, que l’obésité est mal vue dans les sociétés modernes, que des regards soutenus et fréquents, accompagnés de signes d’approbation de la tête rendent, en général, l’interlocuteur plus réceptif, qu’à l’inverse, l’absence de regard suscite la méfiance, qu’en situation de stress ou d’insécurité, nous fuyons spontanément le regard de l’autre et que si les yeux se croisent moins de 40% du temps, un sentiment de malaise s’installe et brouille le message que nous voulons faire passer, que Google se reconfigure en permanence en fonction de l’alternance entre le jour et la nuit, en s’adaptant à l’activité régionale des internautes, que ses 900 000 ordinateurs interconnectés parcourent inlassablement le web pour le copier en intégralité et transférer des données d’un bout à l’autre de la planète pour répondre chaque jour en une fraction de secondes à des dizaines de millions de requêtes quasi-simultanées, chacune ciblant quelques mots éparpillés dans une dizaine de milliards de pages, que les enfants qui passent beaucoup de temps devant les ordinateurs et regardent la télévision dans leur chambre pèsent 20 % de plus que les autres, que les autres n’ont ni chambre ni télévision ou qu’ils sont mieux éduqués, que plus une personne est éduquée plus elle est grande, que moins les gens sont grands, que plus les gens sont gros, plus ils se déclarent plus grand et moins gros, qu’en gros, 24 000 personnes meurent de faim dans le monde et que les êtres humains mentent deux à trois fois par jour…



(Dans la salle, quelqu’un se lève et crie.)

C’est faux !!!

Si on fait un tour d’horizon, on voit s’entasser dans les villes des hommes aveugles et apeurés qui, face à leurs écrans, luttent contre contre l’obésité en se racontant des histoires.

(Dans la salle, 3 personnes lèvent le doigt, chacun à leur tour. Agnès leur passe le micro.)

Il faut stimuler la croissance coûte que coûte !
Il faut prendre les mesures qui s’imposent !
Il faut tout mettre dans la balance !




De la terre au soleil :                           150 000 000 kilomètres
De la terre à la lune :                                   385 000 kilomètres
D’un bout de la terre à l’autre :                     40 000 kilomètres
De chez toi à la rue Boissy-d’Anglas :                5    kilomètres
De vous à moi (spectateurs de devant) :            1 ou 2 mètres    
De vous à moi (spectateurs du milieu) :           10 à 12 mètres  
De vous à moi (spectateurs du fond) :                 20, 25 mètres…


Le monde est petit !

 

(...)

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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 15:28

- 16 juin, baraque D4, soirée d'ouverture du Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice, 75006, Paris.

 

3 x 2,80 m (sans compter les débordements !)

Une lecture/performée avec la participation des lecteurs larrons qui feront l’occasion d’après la dernière actualisation du livre Les Grandes Occasions

 

 


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Marché de la Poésie, juin 2010, lecteurs en train de lire des extraits (de Bonne Fête papa 2009 à Bonne Fête papa 2010) de la dernière actualisation de mon livre Les Grandes Occasions.

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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 17:03

2 octobre 2010, Tout le reste est dans l'ombre - Intervention visuelle et sonore en collaboration avec Michel Verjux link, Nuit Blanche et Nuit Electro - Tour Monparnasse et terrasse.

 

 

 

 

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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 15:00
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 14:33

 

Le Jeudi 17 décembre à 19h30, il neige : des mesures & démesures (combinaison n°17, en 3 temps, 3 mouvements), lecture Ecouter/Voir, librairie A Balzac A Rodin (14 bis, rue de La Grande Chaumière. Paris 6°), invitation Louis-Michel de Vaulchier et la revue Passage d’Encres, Paris, 17 décembre 2009.

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Extraits


(En tournant autour de la table ronde.)

C’est simple, tu ne peux pas te tromper : tu vas jusqu’au feu et tu tournes sitôt à droite. Là, tu fais le tour du rond-point, tu prends « Toutes directions » et tu continues tout droit. Après avoir passé l’hôpital, tu prends la première à gauche, puis la deuxième à droite, puis la deux… la trois… ou la quatrième à gauche… C’est simple, tu vas voir, tu ne peux pas te tromper, il y a une grande tour qui fait l’angle. Au feu, tu prends encore à droite, puis à gauche tout de suite. Si elle est en sens interdit, celle d’après doit y aller aussi. Encore que je ne sois pas sûr qu’elle soit dans le bon sens... Tu dois arriver devant le cimetière… C’est bien simple, tu prends la deuxième à gauche, puis tu suis la rue qui monte…


Il y a encore de la place ici ?
Je cherche une place.
Ça fait des heures que je tourne pour trouver une place !


Si l’on mesure le fait que depuis 200 ans, 26 0000 km  de nouvelles frontières ont été créé, que la réalité dite « augmentée » consiste à superposer une créature ou un espace vituel au réel comme, par exemple, faire apparaître son chien n’importe où, ou offrir la carte du ciel qui décrit le ciel au-dessus de nous, que dans l’espace, sans code de la route, la circulation est libre et qu'il y a 17 000 milles objets de plus de 10 centimètres, 200 000 mille objets de 1 à 10 centimètres, 10 millions d'objets d'une taille comprise entre 0,1 à 1 centimètres qui tournent autour de la terre...



Le monde est petit.



Si on se rend compte que les êtres humains peuvent dialoguer parce que quelqu’un dit « je » et « tu » à un autre qui lui répond « tu » et « je », que « je » n’a pas, dans toutes les langues, le même sens selon que l’on dise : « je mange… » ou « je me souviens », que dans beaucoup de langues l’élément le plus informatif est placé à la fin de la phrase, que quelqu’un qui en fait trop, qui parle avec un débit inhabituel, se racle la gorge, s’humecte les lèvres, se gratte a peur de se trahir, cherche à fuir la situation, hésite ou dissimule quelque chose, qu’une administration intranasale d’ocytocine, une petite molécule secrétée par l’hypothalamus suscite, chez l’humain, la confiance en son prochain, que les êtres humains mentent en moyenne 2 à 3 fois par jour…

C’est faux !!!


Si l’on tient compte du fait qu’un grand nombre d’enfants pensent que les Pères Noël qui attendent devant les Grands Magasins et les Centres Commerciaux ne sont pas le VRAI…



Tout le reste, c’est des mots.

 
(En tournant autour de la table ronde.)

… Si tu suis la rue qui monte, tu ne peux pas te tromper. Tu longe la gare en restant dans la même direction jusqu’à arriver sur une place, puis, tu prends le boulevard sans t’arrêter. Quand tu débouches sur le carrefour, tu es presque arrivé. C’est simple, mais là, il faut bien regarder… Dressé derrière une clôture naine en métal tressé, encerclé, tu vas voir un menhir avec des yeux une bouche et un nez : c’est Rodin, c’est Balzac, enfin, c’est Balzac par Rodin. Lui qui tenait tête, lui qui même noyé dans sa masse faisait autorité, se retrouve aujourd’hui planté, là, au milieu du traffic et des rues agitées. A présent, tu tournes à gauche, puis tu traverses l’altère avant de t’engager dans la petite rue de La Grande Chaumière… 


Le monde est grand !


En tournant autour de plus en plus vite.


Si l’on se rend compte que l’univers observable est de plus en plus vaste, qu’en dépit de l’attraction gravitationnelle de la matière son expansion s’accélère et qu’un consommateur arpente avec son chariot environ 3 800 kilomètres d'allées dans les grandes surfaces commerciales et les supermarchés à une vitesse d'environ 3 km/h, soit 90 marathons, et qu’il passe 12 ans de sa vie dans les transports…



Debout sur une chaise.

Le supérieur le fait entrer. Son sourire en dit long, mais il annonce tout de suite qu’il va faire court. Les choses sont simples :
Il est clair pour tout le monde…
Tout le monde sait…
Personne ne peut dire le contraire…
Vous comprenez bien…
Vous savez de quoi je parle…
Vous n’êtes pas sans savoir…
Vous n’ignorez pas…
Vous voyez ce que je veux dire ?

Je vous raccompagne.



Si l’on se rend compte que si les animaux aident à chasser le stress de leurs maîtres, le chat stressé au lieu de chasser se ronge les ongles…




 En tournant autour de la table ronde.

… Tu marches encore pendant environ 100 mètres et tu t’arrêtes au numéro 11, 11 bis exactement. Tu vas trouver la librairie sur ta gauche si tu arrives du bon côté. Sa vitrine trompe l’œil, on dirait une vitrine seulement, mais il y a quelque chose derrière et dessous, il ne faut pas abandonner maintenant. Si je ne me trompe pas, à travers les lettres A Balzac A Rodin écrites sur un miroir, tu pourras t’apercevoir. Ne craint pas de pousser la porte qui résiste un peu, de descendre l’escalier à vis jusqu’à ce qu’il ait fini de tourner… Et là, tu vas voir apparaître les livres, et là tu vas découvrir des gens qui sont venus comme toi pour échapper à la neige… ou pour la regarder fondre…



Si l’on mesure le fait qu'une goutte d'eau que l’on se représente ronde avec une pointe en haut est en réalité ronde avec une pointe en bas…




Quel âge avez-vous ?

Quel âge vous me donnez ?


J’ai plus l’âge !


Si l’on tient compte du fait qu’écrire régulièrement  ses états d’âme dans un journal intime augmente la qualité des défenses immunitaires…


Il est né la même année que moi, il est mort au début de l’année. Et si moi aussi, bientôt j’allais y passer…

Il est né presque qu'1 siècle avant moi, il est mort presqu'1 siècle après.
Ça ne me laisserait le temps de voir venir…

Quand il est mort à 49 ans, il avait écrit plus de 100 livres.
Ça me laisse pas beaucoup de temps pour en faire autant.


Le monde est grand ? Le monde est petit ?


Si on mesure le fait qu’aujourd’hui, l’entrée du mot « poésie » sur Internet a permis l’accès à 5 910 000 entrées et que Google a mis 0,15 secondes pour les trouver…


Poooooééééésiiiiie !
 (Dans un souffle de 15 secondes coupé, à la fin, par la main qui vient se poser sur la bouche.)



Tout le reste, c’est des chiffres !


Par isabelle-lartault - Publié dans : Lectures
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 10:25

 


Le 3 juillet 2009 à la Générale en Manufacture à Sèvres

des mesures & démesures (combinaison n°14)

Joëlle Péhaut, Catherine Salvini, Patrick Querillacq (patrick.querillacq.over-blog.com) et Isabelle Lartault ont lu dans l’escalier, sur le palier et dans les salles d’exposition.












Par isabelle-lartault - Publié dans : Lectures
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