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La Veille et le Lendemain - Livre 2

Plan et extraits

La Veille et le Lendemain- livre II
Tableau/Plan

1    Matin    15-03    Sur une enveloppe 21 x 27, on dirait mon écriture. 
2    Soir    15-03    Avant ou après ?  Un  matin ou un soir ? Un jour, reconnue ?
3    Matin    16-03    La veille de l’anniversaire.
4    Soir    16-03    Continuer maintenant que la mort n’est plus un rêve.
5    Matin    17-03    Retour des manuscrits. Des étiquettes avec de mauvais numéros.
6    Soir    17-03    Prendre la mesure. Allonger ma colonne d'années.
7    Matin    18-03    Un bouquet au réveil. Je suis toute retournée.
8    Soir    18-03    Tu dors ? Il m'adore, mais s'endort toujours avant moi.
9    Matin    19-03    Il dort. Il m’adore, mais se réveille toujours après moi.
10    Soir    19-03    S’allonger de tout son long.
11    Matin    20-03    Les manuscrits. Les jeter ? Les recycler ? Les dissimuler ?
12    Soir    20-03    L’écriture me prend du temps, me prend sans lui. Quel cadeau ?
13    Matin    21-03    Déménager. Empiler. Rempiler. Oublier ?
14    Soir    21-03    Les lettres de refus. Trier, ranger pour peut-être recommencer.
15    Matin    22-03    Le ramassage du papier.
16    Soir    22-03    Le Pont, les cadres, les clichés, les figurants et nous.
17    Matin    23-03    Réveil en fanfare. Reflets. Réflexions. Rapprochements.
18    Soir    23-03    Trois couchers. Des ébats et des beaux. Et des bandes saturées.
19    Matin    24-03    Debout. Couché. Un arbre, des plantes et des cadeaux du ciel.
20    Soir    24-03    S’exposer aux mondanités. Des doutes… Continuer ?
21    Matin    25-03    Se souvenir d’un rêve et le raconter. Réalité et fiction.
22    Soir    25-03    La chute. Mon image. Paf le chien et au diable les vanités !
23    Matin    26-03    Dès le matin, les gros voisins.
24    Soir    26-03    Le printemps au cimetière. Ma collection. «Brigant.»
25    Matin    27-03    Un rêve récurrent. La veille la vie la pressait. Le lendemain…
26    Soir    27-03    Passée l’envie, se mettre au lit comme on se punit.
27    Matin    28-03    Prise, éprise, asservie. Une boule et une cordelette.
28    Soir    28-03    Intenable rupture de sirop d’orgeat. Privation et tentation.
29    Matin    29-03    Qu’est-ce qu’on va se mettre !
30    Soir    29-03    Un tout petit peu en retard. Source d’inspiration. Ma main.
31    Matin    30-03    Il est en retard et pourtant il prend tout son temps.
32    Soir    30-03    Une robe allumée. Des mots pour plaire, pas pour Pierre.
33    Matin    31-03    Mettre en souvenirs. Garder au chaud. Le tic de l’écrivain.
34    Soir    31-03    Le labyrinthe. La déclaration  précoce. Tout ce qu’ils aiment.
35    Matin    01-04    Je l’appelle à moi.
36    Soir    01-04    Notre histoire au sérieux.
37    Matin    02-04    Des contacts à reprendre.
38    soir    02-04    Le Voltigeur. La jalousie. Se coucher sans s’aimer ?
39    Matin    03-04    Je l’écoute dormir. Je le sens me regarder.
40    Soir    03-04    Pêche réservée. Deux lierres. Commencer, penser, recommencer.
41    Matin    04-04    M oublie ses rêves et les miens, je dois les garder pour moi.
42    Soir    04-04     Une vie de couple. Le frigo refroidit, mais l’amour flamboie. 
43    Matin    05-04    J’écoute couler le café.
44    Soir    05-04    Une chaussette de perdue, une de retrouvée. La dépendance.
45    Matin    06-04    Faire ce que j’aurais dû déjà faire.
46    Soir    06-04    Mon besoin d’écrire. Le sien de posséder. Viens maintenant !
47    Matin    07-04    Suis-je vraiment réveillée ? Suis-je jamais endormie ?
48    Soir    07-04    Fatigue. Inquiétude. La place de l’amour et celle de l’écriture.
49    Matin    08-04    La rencontre n’était pas gagnée. Marcher, tenir, durer…
50    Soir    08-04     Pierre stimule. Ecrire des textes courts ou tailler dans les grands
51    Matin    09-04    Je ne peux pas encore. Je sors ? Je me rendors.
52    Soir    09-04     M peut m’atteindre partout où je suis.
53    Matin    10-04    J’ai dormi 9 heures d’affilé sans broncher, une éternité !
54    Soir    10-04    Relecture des vieux textes.  M n’appelle pas. Un jeu.
55    Matin    11-04    Pas de nouvelles. J’angoisse. Si jamais… Je me caresse.
56    Soir    11-04    Je veux publier aujourd’hui le moment où j’en suis.
57    Matin    12-04    M est injoignable. Je décide de relire La veille et le lendemain.
58    Soir    12-04    Je relis. M revient. Une bonne et plusieurs mauvaises surprises.
59    Matin    13-04    Sentîment d’abandon. Le lierre comme l’amour à l’épreuve.
60    Soir    13-04    Réconciliations. Vivre avec un homme d’intérieur.
61    Matin    14-03    Il faut toujours qu’il laisse quelque chose.
62    Soir    14-04    Une version autre plutôt qu’une version diminuée.
63    Matin    15-04     On a crié ?
64    Soir    15-04    Retenir. Libérer.  Ne pas abîmer les textes et ne pas me frustrer.
65    Matin    16-04    Tirer des fils et expliquer pourquoi.
66    Soir    16-04    Le Voltigeur. Fil d’écosse. L’amour vite. Désirée, désirable.
67    Matin    17-04    L’amour coule de soi. Changer de peau.
68    Soir    17-04    Une erreur ? Une idée. Publier le plan. Une tache étoilée.
69    Matin    18-04    L’heure de lever et de coucher, le soleil et la lune.
70    Soir    18-04    Un nouvel équilibre ? M s’affaire et j’écris. Les baisers.
71    Matin    19-04    Vivre chez lui ou n’être que de passage ?
72    Soir    19-04    Un homme objet. Des glaces souvenirs. Un échange animé.
73    Matin    20-04    Les femmes/Les hommes. Une emmerdeuse et un petit salaud.
74    Soir    20-04    S’aimer, s’opposer. Souvenir de la rencontre. Corps ? Esprit ?
75    Matin    21-04    Tous les baisers d’animaux polyglottes.
76    Soir    21-04    L’avis de Pierre. Du sur mesure. Permanence et rebondissement.
77    Matin    22-04    Corps ET esprit.
78    Soir    22-04    Se voir quand ? Garder du temps. Le corps du texte. Derniers fils.
79    Matin    23-04    Une quantité d’amour. Surenchère = insécurité. S’aimer GRAND.
80    Soir    23-04    Des compliments. M mal luné. Un jeu pour s’endormir.
81    Matin    24-04    Avec mon nounours, j’ai bien dormi.
82    Soir    24-04    Le désir attendait dans le noir. Dire « je t’aime » en plein jour.
83    Matin    25-04     Son visage endormi émerge de la nuit.
84    Soir    25-04    Le jardin, tout à coup. Pédaler ravive feu notre dernière nuit.
85    Matin    26-04     Ses performances. Mes sommets. Exception à l’exceptionnel.
86    Soir    26-04     M me désarme. Une embauche ?  Le cinéma du métro.
87    Matin    27-04     Un rêve humide. Vivre l’amour ailleurs, un rêve.
88    Soir    27-04     Deux invitations. Culpabilité. La sculpture renversée.
89    Matin    28-04     Mal de tête, mauvais temps. Silence coupable.
90    Soir    28-04     Revigorer indéfiniment les grands sentiments. Mr Schpraz.
91    Matin    29-04     Un rêve. Je ne peux pas rentrer chez M. Des questions. 
92    Soir    29-04    Une mauvaise impression. Une soirée barbante. Les inconnus.
93    Matin    30-04    Ecrire. La contrainte stimulante. Peloter à brûle pourpoint.
94    Soir    30-04    La volonté du père. La reine de marbre. Bruxelles.
95    Matin    01-05    M manque à mon lit. Sans sa peau, je ne tiens pas le chaud.
96    Soir    01-05    Se voir et parler. Le Bozo Bozo. Vivre ensemble ? Pourquoi pas !
97    Matin    02-05    Sa mèche rebelle. Son épicentre.
98    Soir    02-05    M se rend utile, s’isole et s’endort.
99    Matin    03-05    M se trouve beau. Je ne réponds pas, mais je tombe dans ses bras.
100    Soir    03-05    Un bon sujet pour écrire. De grosses dépenses. Des Critiques injustes.
101    Matin    04-05    Si je suis simplement à lui, à quel point suis-je encore à moi ?
102    Soir    04-05    Un procès à trois voix. Incompréhension et malentendu.
103    Matin    05-05    La veille, elle riait encore, le lendemain, elle était morte.
104    Soir    05-05    Les cartes érotiques. Ronds de bosse et Bossa Nova. Partir ou rester ?
105    Matin    06-05    L’aveugle. La femme de sa vie. Avant de partir, le mot de la fin.
106    Soir    06-04    Aveuglement, colère et pitié. Bruxelles la nuit, derrière les rideaux.
107    Matin    07-05    Le serveur du restaurant de l’hôtel. Val, moi et l’amour.
108    Soir    07-05    Tout ce que je peux rapporter. Endésirée, je me fais désirer.
1O9    Matin    08-05    Tout à coup, je voudrais déjà être rentrée.
110    Soir    08-05    Je suis « déjà » rentrée. Juliette ? Il me  rappelle sans faute.
111    Matin    09-05    Qu’est-ce que je suis en train de m’imaginer ?
112    Soir    09-05    Pas de nouvelles. Le chat et le pigeon.  Les lois de la nature.
113    Matin     10-05    Un rêve. Des articulations. Mes bras refusent de se refermer sur lui.
114    Soir    10-05    Qui est blessé ? Comme si de rien n’était. Je suis une fille super.
115    Matin    11-05    La porte se referme sans claquer. Il sera à l’heure au travail.
116    Soir    11-05    L’attente. Les questions. Qui a manqué son rendez-vous ? Un numéro.
117    Matin    12-05    Des nœuds douloureux. Qui se fait des idées ?
118    Soir    12-05    Une mauvaise position. J’ai presque terminé Malentendu. 
119    Matin    13-05    Tout va sûrement s’arranger. Mel sera mon premier lecteur.
120    Soir    13-05    Le père abusif. Annulation, colère et soupçons.
121    Matin    14-05    Des draps vierges et parfumés. Père et fils. La gifle. C’est de la folie !
122    Soir    14-05    La confrontation. Marie-Joseph=Juliette. Et Roméo ? Il veut me voir.
123    Matin    15-05    Ce n’est pas possible ! Pourquoi ? Depuis quand ? Irrespirable !
124    Soir    15-05    La veille, elle était la femme de sa vie.
125    Matin    16-05    Le lendemain, il la quittait pour une autre.
126    Soir    16-05    Un scénario grotesque. Des contradictions. Comprendre, supporter.
127    Matin    17-05    Exiger des éclaircissements dans un endroit neutre. Rester digne.
128    Soir    17-05    Il dit qu’il m’aime toujours. Je le laisse vivre sa « tentation. »
129    Matin    18-05    La pitoyable réalité. Elle a quelque chose de plus que moi, mais quoi ?
130    Soir    18-05    Une soirée seule au milieu des autres. Mel est irremplaçable.
131    Matin    19-05    Un rêve. Deux filles. Une forêt. Sans lui, j’existe aussi.
132    Soir    19-05    Je croyais… Il se trompe sur moi ? Je me trompe sur lui ?
133    Matin    20-05    Un rêve. Un château. Je suis perdue sans papiers. Mes fautes.
134    Soir    20-05    Val, les confidences et un changement d’idées. Vive la liberté ! .
135    Matin    21-05    Il ne pourra pas se passer de moi. Amour-propre. Amour-sale.
136    Soir    21-05    L’engloutissement des chocolats. Souvenirs d’amour et de blessures.
137    Matin    22-05    La témérité du matin doit être utile à la survie des espèces.
138    Soir    22-05    Tentative de détachement. Dérobade. L’empreinte de la lune.
139    Matin    23-05    Un oiseau tombé et la pierre qui l’a frappée.
140    Soir    23-05    Je brûle et irradie. Un vœu, des lunes. J’attends une délivrance.
141    Matin    24-05    Je compte les jours.
142    Soir    24-05    Mon côté cérébral. Pas tout à fait son genre. Une beauté neutre.
143    Matin    25-05    M la regarde dormir… Au programme : ménage à fond, réparations,…
144    Soir    25-05    Des souvenirs qui font mal. Recommencer ? Aspirer la poussière.
145    Matin    26-05    Encore une journée à passer.
146    Soir    26-05    Encore une journée de passée.
147    Matin    27-05    Le jour J faire impression. Je dors, J’écris, j’achète même des habits.
148    Soir    27-05    Le téléphone ne sonne pas pour moi. M me manque entièrement.
149    Matin    28-05    Pour elle, les mêmes mots, la même Salsa et deux billets d’avion.
150    Soir    28-05     J’écris ? J’écris une lettre de réclamation. La fuite s’aggrave.
151    Matin    29-05    M respecter les délais ? C’est la meilleure ! La meilleure ?
152    Soir    29-05    J’atterris près du lieu de travail de M. Il a un client qui l’attend.
153    Matin    30-05    Mon écharpe préférée ! Je ne retrouverai jamais la même.
154    Soir    30-05    Il a choisi. Est-ce que je veux des mensonges ou la vérité ? Me sauver.
155    Matin    31-05    La vérité. Désir et besoin. Lui et elle, les détruire et dormir.
156    Soir    31-05    Le jour, ma douleur est à plat. La nuit, elle prend du relief.
157    Matin    01-06    Un rêve. Je n’arrivais ni à faire ni à fermer ma valise.
158    Soir    01-06    Une vision déformée ? Je ne veux pas idéaliser déjà.
159    Matin    02-06    « Plus. » « Jamais. » « Plus jamais ». 
160    Soir    02-06    Une lettre qui s’appelle : « Regrets éternels. »
161    Matin    03-06    Une lettre qui s’intitulera : « Sans regrets. »
162    Soir    03-06    J’ai pris un coup. Je ne suis plus raccord. J’oublie tout.
163    Matin    04-06    Projecteurs impitoyables, les matins m’abattent et me brutalisent.
164    Soir    04-06    Un cauchemar. L’autre crie et dort la nuit. Un ventre ou une bouée.
165    Matin    05-06    Des plans dressés pour me venger. Mourir en dormant, j’en rêve. 
166    Soir    05-06    La circulaire, le sablier. Un chat, des pots cassés. Je suis en deuil.
167    Matin    06-06    Un cauchemar. Des lieux délabrés. M apparaît et disparaît. La peur. 
168    Soir    06-06    Un objectif manqué. Un matelas et pas d’oreiller. Rire ou pleurer ?
169    Matin    07-06    Danser ! Comme cela aurait pu me faire plaisir !
170    Soir    07-06    Mes textes refusés. Au bout de mes forces. Si on me voyait !
171    Matin    08-06    Une lettre pour envoyer dire qui n’est jamais terminée.
172    Soir    08-06    Le bar. La foule oppressante. La fille prise pour cible.
173    Matin    09-06    Des traces de griffes.
174    Soir    09-06    Une nuit debout.
175    Matin    10-06    Aujourd’hui, il faut…
176    Soir    10-06    Demain, il faut…
177    Matin    11-06    Non.
178    Soir    11-06    J’ai oublié d’aller travailler. 
179    Matin    12-06    Je ne me réveille pas puisque je ne dors plus.
180    Soir    12-06    GHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ. Quelque chose pour dormir enfin.
181    Matin    13-06    Je regarde le masque japonais, il pleut.
182    Soir    13-06    Il paraît que pleurer diminue la tristesse de 40 %.
183    Matin    14-06    Le téléphone n’arrête pas de sonner. Je retourne me coucher.
184    Soir    14-06    Je suis assoiffée de sirop d’orgeat. La cicatrice sur la table en bois.
185    Matin    15-06    S’il continue de pleuvoir, la cuvette sera bientôt pleine.
186    Soir    15-06    Je compte les gouttes et tente de prédire leur chute.
187    Matin    16-06    Ça sonne. Le goutte-à-goutte s’est accéléré.
188    Soir    16-06    Le lierre de M a été déplacé. Le mien est-il encore vivant ?
189    Matin    17-06    Je ne quitte plus la chambre.
190    Soir    17-06    Avant, c’est l’amour qui brûlait mes calories.
191    Matin    18-06    Avant, c’est l’amour qui défaisait mon lit.
192    Soir    18-06    J’ai caressé mon bureau plein de poussière et soufflé sur mes doigts.
193    Matin    19-06    J’ouvre la fenêtre et la porte à Pierre.
194    Soir    19-06    Un coup de vieux, un coup de vert.
195    Matin    20-06    J’ai dormi.
196    Soir    20-06    La veille elle reconnaissait ; le lendemain, elle était reconnue.
197    Matin    21-06    L’oiseau qui a cru pouvoir traverser. À force de vouloir posséder…
198    Soir    21-06    Ecrire sur « le rien » c’est beaucoup.
199    Matin    22-06    Mel met la fille en danger pour qu’elle donne tout ce qu’elle a.
200    Soir    22-06    La fille a détruit toute trace de moi chez lui. Un dialogue impossible.
201    Matin    23-06    Mel dit qu’elle seule s’est imaginée. Est-il capable d’aimer ? J’écris.
202    Soir    23-06    Fébrile et concentrée, j’écris NIER comme RIEN.
203    Matin    24-06    Je m’explique l’anagramme. Je me vois écrivain.
204    Soir    24-06    La mélodie et le rythme. Donner ce texte à voir et à entendre.
205    Matin    25-06    Semer des graines qui me surprendront peut-être plus tard.
206    Soir    25-06    Mes écrits ne valent rien ?  Mel me défend ! Je ne suis pas à l’abri.
207    Matin    26-06    M s’aperçoit qu’il ne pourra pas se passer de moi.
208    Soir    26-06    Le vent disperse les graines et apporte un avion. 1 million d’ailes !
209    Matin    27-06    Mon oxydation s’accélère.
210    Soir    27-06    Sortir pour ne pas flancher, pour ne pas rester à remuer du papier.
211    Matin    28-06    Je pourrais me laisser enfermer au musée.
212    Soir    28-06    Ecrire. Me remettre dans quelque chose de prenant, me recentrer.
213    Matin    29-06    La stimulation par les livres.
214    Soir    29-07    M culpabilise ? Un creux dangereux. La faim. La gueule du loup.
215    Matin    30-07    Je me cogne, me brûle, me perds et tout me tombe des mains.
216    Soir    30-07     M a changé ? On ne sauve que les apparences.
217    Matin    01-08    Moi j’ai changé ?
218    Soir    01-08    M force l’entrée de chez moi. Je ne sais plus ce que je veux.
219    Matin    02-08    Est-ce que j’aime encore ? Peur du vide ? Vide d’orgueil !
220    Soir    02-08    Pour travailler à quelque chose de grand il faut faire de la place.
221    Matin    03-08    Ce n’est sûrement pas moi qui vais l’appeler !
222    Soir    03-08    J’ai traversé le cimetière avec de la viande morte dans mon panier.
223    Matin    04-08    Une nuit de cauchemars.
224    Soir    04-08    M, absent, avoue et promet. Je dis : « disparais ! »
225    Matin    05-08    Je lui écrit des mots définitivement durs, des mots qui vont rester.
226    Soir    05-08    Un enterrement.
227    Matin    06-08    Le téléphone sonne. Je vais acheter un appareil pour filtrer
228    Soir    06-08    La peur de finir par peur que ça ne recommence plus.
229    Matin    07-08    Aujourd’hui, je reprends vie.
230    Soir    07-08     Le Bilan des écritures. Le projet du Livre de l’année. Entêtée.
231    Matin    08-08    Un rêve. Les jours passent. On m’appelle ?  Qu’est-ce que j’attends ?
232    Soir    08-08    Les projets et les expériences déterminants. Les déclics et les enjeux.
233    Matin    09-08    Il pleut ! Ça tombe bien. On doit venir colmater ma fuite ce matin.
234    Soir    09-08     La veille et le lendemain, une suite ? Ecrire. Aimer. Deux passions. 
235    Matin    10-08    M s’accroche, mais je suis occupée, occupée, occupée…
236    Soir    10-08    Garder l’idée de journal et l’alternance jour/nuit.
237    Matin    11-08    Commencer par le soleil ou par la nuit qui réveille.
238    Soir    11-08    Montrer la gestation, l’élaboration. Faire de la réalité une fiction.
239    Matin    12-08    Ce qui est donné à lire est ce qui pourrait s’écrire.
240    Soir    12-08    Mon insomnie porte des fruits.
241    Matin    13-08    Le temps, les personnages, les jeux. Les liens qui font les histoires.
242    Soir    13-08    Si j’écris « je » rien ne les empêchera de croire que c’est vrai.
243    Matin    14-08    « Je » me souviens.  « J’ » écris. « Elle » vit. « On » se l’approprie.
244    Soir    14-08    Varier les perceptions. Je me répète, mais c’est la vie.
245    Matin    15-08    Depuis quand le téléphone n’a-t-il pas sonné ?
246    Soir    15-08    La suite. De l’autonomie ? Des clefs ? Rien ne peut m’arrêter.
247    Matin    16-08    Je tiens quelque chose.
248    Soir    16-08    La vieille qui rend visite aux soldats.
249    Matin    17-08    De Mon histoire d’amour à Une histoire d’amour.
250    soir    17-08    L’amour. Comment aborder le sujet sans être surfait.
251    Matin    18-08    Mes doutes sous forme de notes. Préserver l’émotion.
252    soir    18-08    Le début doit-il ressembler à un début et la fin à une fin ?
253    Matin    19-08    Cette fois encore finir à la veille de l’écriture d’un nouveau récit.
254    soir    19-08    Trop de mots ? J’ai envie de revenir au compte-goutte de la poésie.
255    Matin    20-08    Mon écharpe ? Je l’ai abandonnée sur un banc avant le dénouement.
256    soir    20-08    Quand l’amour grandit, la peur de le perdre aussi. Déprime.
257    Matin    21-08    Des chambres chaudes et des chambres froides.
258    Soir    21-08    Un jour ça recommencera, ça ne peut pas finir comme ça.
259    Matin    22-08    Je ne veux pas mourir avant d’avoir terminer.
260    Soir    22-08    Débuter quand les manuscrits sont refusés et l’amour adoré.
261    Matin    23-08    Le soutien amoureux. La vengeance et la revanche. L’écriture.
262    Soir    23-08    Commencer et puis continuer pour y arriver, peut-être.
263    Matin    24-08    Un rêve. Un accouchement éminent.
264    Soir    24-08    Je cherche un titre. Ne rien fermer. J’ai encore matière à raconter.
265    Matin    25-08    Fuite et éclipse. Le but fixé. Je cours vers ce qui ressemble à une fin.
266    Soir    25-08    Pourquoi courir quand on connaît la vacuité du lendemain.
267    Matin    26-08    Aujourd’hui, j’ai 13529 jours. Pierre me souhaite ma fête.
268    Soir    26-08    Un oubli ?  Mon récit ! Je ne veux pas le perdre maintenant !
269    Matin    27-08    Quand je peux décrire, je n’ai plus qu’à écrire.
270    Soir    27-08    Entre l’art et la vie, je n’ai pas choisi. Le lierre a remis une feuille.

Extraits

 

 

 

p. 8
31, 32, 33, 34... et 35, le petit dernier en qui reposait mes grands derniers espoirs. J'ai payé la caution pour les libérer, pour ne pas qu'ils soient pilés ; bien que ça puisse être joli, les confettis ! De la maison de correction à mon appartement en passant par le trou noir de ma boîte, les uns après les autres les manuscrits sont rentrés, sans se bousculer. Voilà la pile recomposée ! Moins fraîche qu'il y a trois mois, comme moi. Je ne la couve pas des yeux comme au sortir de l'imprimeur, elle et moi, on s'apitoie. Presque aussi haute moins quelques exemplaires disparus sous des tas ou endormis au pied de lits de quelques amis embarrassés qui n’auront rien trouvés à dire ou qui auront eu peur de ne pas savoir bien dire du bien ou de ne pas savoir comment dire du mal sans faire mal. Un ou deux exemplaires finiront peut-être par réapparaître salis, racornis, compliqués de ménagements, appesantis d'ennuis ou, qui sait, pétris d'enthousiasme discret et chargés de respect, en tout cas mieux vieillis que ceux-ci qui ne gardent de leur passage dans l'autre monde que des étiquettes avec des mauvais numéros.


p. 15
Au réveil, la première chose que je vois dans la pénombre, c'est la pile des manuscrits retournés. Quoi en faire ? Je ne vais pas m’y habituer. La jeter ? La recycler ? La brûler ? La dissimuler ?
1) - La jeter. La mettre dans la poubelle spéciale papier. Mais si quelqu'un découvre la pile, la récupère et opère quelques modifications, des changements de noms et... réussit à se faire publier ?
Imaginons qu’un voisin soit tombé sur la pile et, ayant reconnu mon nom, me toise d'un air condescendant, comment ne pas raser les murs en passant ?
2) - La recycler. Écrire derrière. Écrire quoi ? Un nouveau texte ? Ça commence bien ! M'en servir de brouillon, mais ce n’en est pas un. Je ne renie rien. Autre solution : la mettre dans la cuisine, m'en servir de pense-bête ou pour faire des listes de commissions... Sinon, oublier le crayon : l’utiliser comme torchon. J'en ai pour un moment. Combien d'années d’écritures, combien d’années d'épluchures avant... Mais quel sacrifice ! Quel pincement à chaque retournement !
3) - La brûler. C'est une option romantique. Une disparition en beauté. Mais la brûler où ? Je n'ai pas de cheminée. Pour l'évier, c'est beaucoup : une pile ne part pas comme ça en fumée et de là à finir noyée ! Agir à la campagne ? Je ne suis pas motorisée. En métro, en train, une pile, c'est lourd à traîner. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Sur ma terrasse ? Les voisins sont capables d'appeler les pompiers. J'aggrave mon cas.
4) - La dissimuler. Placer la pile hors de vue ou hors de portée, c’est la première chose qui vient à l'idée. La planquer derrière une porte ou au fond d'un placard, la descendre à la cave ou la monter au grenier. Garder tout de même un manuscrit sous la main, l’avenir n’est jamais certain. Si rien ne s'est passé avant le jour de mon déménagement, je trouverai bien un moyen de faire disparaître la pile complètement. 

P. 71
Je n'ai pas écrit depuis des mois, pourrais-je un jour recommencer ? C'est la question que je me pose à la fin de chaque manuscrit parce que j'ai le sentiment d’avoir déjà beaucoup dit et que je manque d'énergie. Et puis surtout l'amour me comble, il a pris une telle place dans ma vie... Peut-être que je n'écrirai plus jamais. Mais si jamais, dans un moment... Et que je perds la main, comment... Il reste un étroit passage cependant pour ce questionnement, pour un trouble léger comme une nostalgie. Je ne parle pas de manque, mais... Si c'est complet pour de grands projets, je sens encore un peu d'espace pour une expression concentrée, intense et brève. Si je ne peux rien envisager de grand, de prenant, reste l'idée de maintenir et d’alimenter mes chantiers en cours, ces lieux où s'entassent des matériaux, comme celui des mesures&démesure. Enfin, je ne dois pas décevoir Mel. Je lui répète que l'écriture prend du temps ; mais pour l’heure, ce temps, c'est souvent pour être seule que je le prends. Mel comprend mal ce besoin d'être déprise pour mieux me reprendre, répondre et entretenir le désir. Mais si je n'étais plus écrivain, dans quelle mesure ne serais-je pas diminuée à ses yeux qui sont aussi les miens ? Au fond, je ne me vois pas abandonner. D'une façon ou d'une autre, il me faut continuer.
p. 84
J’ai parcouru la plupart de mes textes et comme prévu, je n’ai rien trouvé que je puisse envoyer d’emblée ou extraire pour donner à une revue. Des Grandes Occasions, je ferai un jour quelque chose, mais pas dans ce cadre-là. Prendre la mesure n’est pas assez avancé… Face aux textes longs, je n’en mène pas large, je ne sais quoi couper. Comment opérer sans dénaturer ? C’est facile de se tromper. Quoi choisir ? En fonction de quoi ? Pourquoi ces extraits-ci plutôt que ceux-là ? Mieux vaut-il se borner aux plus autonomes ? Aux plus séduisants ? Et si après la « bande-annonce », il n’y avait plus de lecteurs ? Il faudrait que je parvienne à sélectionner ces passages qui donnent une idée du projet dans son entier. Mais qu’est-ce que des passages diront de la construction d’ensemble et de l’importance de la durée ?

p. 117
Je me suis souvenue qu’il y a des années, j’avais déjà proposé aux lecteurs d’une revue de leur faire du sur mesure, quelque chose à leur taille, mais avec mon propre tissu. La cohérence que de loin en loin je finissais toujours par trouver entre mes différents projets me rassurait et m’excitait. La confirmation de la permanence de ma supposée identité m’assurait d’être bien sur ma voie. Accompagnée du soutien de Pierre, je suis rentrée tard avec tant de ressorts que, même allongée dans mon lit, mes idées rebondissent encore. 


p. 122
Au milieu de la nuit, et ce matin encore, Mel est revenu en pensée me sommer de quantifier. Il voulait connaître la mesure exacte de mon amour pour lui. Mais quelle valeur ont les aveux ainsi soutirés ? Mel pousse à la surenchère, mais c’est sans doute pour compenser. Avec moi, il ne se sent peut-être pas en sécurité.
« Tu m'aimes ?
- Je t'aime grand.
- Grand comment ?
- Grand comme ça.
- Seulement ?
- Je t'aime grand... GRAND comme ÇA !
- Moi je t'aime plus grand que... Plus grand que... Mes bras ouverts ne suffisent pas à...
- Moi je t'aime grand comme... comme... comme TOI !
- Moi je t'aime grand comme la terre et le soleil et...
- Moi je t'aime grand comme la mer et le ciel et ...
- Moi je t'aime grand comme TOUT !
- Et moi... et MOI, qu'est ce qui me reste ? Tu as tout pris ! »


P. 187
La veille, elle était la femme de sa vie.

 p. 188
Le lendemain, il la quittait pour une autre.


p. 232
La nuit met ma douleur en relief et le jour la met à plat. Je n’entends pas le verdict de la même façon le soir ou le matin. La veille, il me vrille les nerfs et agit comme une torture ; le lendemain, il me frappe compact comme une fatalité.


p. 339
Commencer ? Le sujet est brûlant et il faudrait que j’écrive maintenant ? Que je me m’enfonce dans mes souvenirs alors qu’il m’est encore difficile de les considérer comme tels ! Dans l’immédiat, je n’aurai pas le cœur à passer en revue Mon histoire d’amour, à la détacher suffisamment de moi pour en faire Une histoire d’amour. Même si en la vivant, je me la suis déjà racontée, avant de la mettre noir sur blanc, je vais sans doute devoir laisser passer du temps.

p. 322
Les découvertes des rétrospectives, le processus de création, l’intensité des textes courts, la mesure et la démesure des choses, les périodes intermédiaires : les rendez-vous manqués, les coulisses de la vie, ce qui se passe entre et qui est rarement dit…  « Retrouver son centre de gravité ; dans le fond, on tourne toujours autour de la même chose. Dans ce qui a été créé auparavant, rechercher les éléments de constitution, les sujets de prédilection, les constantes préoccupations. Ce que je peux encore assumer est là où je continue de m'étonner. » Je reviens sur ces mots tirés de La veille et le lendemain ; l’enseignement est toujours valable. Une fois encore, sans savoir ce que je cherche, je relis ce texte. Le ferai-je encore si j’avais eu plus de lecteurs ? Je serais peut-être déjà partie ailleurs. Je me fais critique ; mais une chose est sûre, à présent, je ne voudrais presque rien y changer. Le bilan n’est pas si mauvais, mais quelles sont les prévisions ? Je pourrais le reprendre tel quel et peut-être le compléter et le faire évoluer… Ne me préconisais-je pas de continuer de montrer les évolutions ? Je ressens une étrange tristesse devant cet objet fini qui finissait par recommencer. Recommencer… Tiens, aujourd’hui, le téléphone n’a pas sonné… Quand mon amie m’avait invitée à la fête, je souffrais d’un épouvantable mal de tête. Mais le gros œuvre était derrière moi, je pouvais entrevoir la fin de La veille et le lendemain. Après le plaisir un peu tendu de relire et de corriger, s’amorçait déjà celui, subtil et gratifiant, d’enrichir et de ciseler. Je commençais à décompresser. La proposition de mon amie tombait bien ; migraine ou pas, j’étais contente de moi, et, m’étant coupée du monde pendant longtemps, j’avais une irrépressible envie de sortir, de bouger et de rencontrer ; de rendre un peu du plaisir que le texte m’avait donné. Ces bonnes dispositions remplies de reconnaissance avaient rencontré l’infinie disponibilité de Mel : l’histoire pouvait s’engager, le piège amoureux se refermer. Me serais-je arrêtée sur Mel quand l’écriture me travaillait profondément, qu’elle me prenait tous mes moyens et une grande partie de mon temps ? Absorbée par le travail, je serais peut-être passée à côté, ou bien, écoutant ma méfiance, je n’aurais pas insisté. Qui sait si je me serais même rendue à cette soirée ? Quel qu’en soit les issues, j’aimerais ne jamais regretter de l’avoir vécu. Suis-je capable de vivre deux passions au même moment ? Mel en a décidé avant que je le sache vraiment. Alors, je me replie sur les mots ? C’est peut-être une autre forme d’ouverture, en attendant… Oui, c’est ça, c’est encore, c’est toujours ça ! Ce sera la même histoire, mais un autre passage, la suite, le lendemain, le surlendemain… Le fil conducteur de l’écriture. L’espace vacant que, dans La veille et le lendemain, je décrivais entre deux projets, entre deux récits, sera, dans mon nouveau texte, saturé de références à l’amour, ses illusions et ses désillusions.


p. 342
Par quoi commencer ? Par le début : la rencontre. Pour terminer par la fin : la rupture. Par le début de la rédaction d’un récit, pour terminer lorsqu’il sera fini. Mais le début doit-il ressembler à un début et la fin à une fin ?


p. 343
Commencer où se termine La veille et le lendemain : à la veille d’un nouveau texte. Mais à ce moment-là, je ne suis pas disponible pour une histoire d’amour, ça ne va pas ! Et puis, ce texte annonçant qu’il va pouvoir commencer ne vient-il pas sous nos yeux de se terminer ? Si je commence là où se termine La veille et le lendemain, ne réécrirai-je pas rigoureusement le même texte ? L’ai-je bouclé pour ne pas avoir à recommencer ? Non, c’est une spirale ; il faut suivre, mais il y a des ouvertures. Je suis en train de chercher une entrée pour commencer et je finirai bien par la trouver. Finir comme dans La veille et le lendemain : à la veille de l’écriture d’un nouveau récit.


p. 347
Il y aura des chambres chaudes et des chambres froides. À la différence de La veille et le lendemain I, on trouvera dans ce texte-ci davantage de changements soudains, de retournements, voire de ruptures entre les veilles et les lendemains.


p. 350
 Les jours diminuent. Ça se connaît déjà ; la nuit est presque tombée, mais j’attends le dernier moment pour l’éclairer. Pour ne pas m’éterniser et risquer de lasser, je cherche à cadrer plus serré. Je pourrais effectuer un léger déplacement dans le temps et aborder une autre étape de la vie d’un tapuscrit. Je commençais La veille et le lendemain au moment où ce récit était pratiquement prêt à être envoyé, pourquoi ne pas commencer celui-ci lorsque, jugés et non retenus pour être publiés, les tapuscrits me sont retournés. Ce moment correspond à celui durant lequel l’histoire d’amour bat son plein. Mais c’est déjà le début de la fin.

p. 352
Commencer par… Commencer par : « Commencer par… » ? À l’origine, plusieurs possibilités. Commencer, c’est à chaque instant et sans fin à longueur de temps. Une fois que j’aurai commencé, il ne faudra pas que je m’arrête sous peine de ne jamais retrouver le courage de m’y remettre. Mais si c’est bien commencé, une fois habituée, je ne pourrai plus me passer de continuer. Je n’en finirai pas… Longtemps, j’ai dit que je n’y arriverai jamais pour trouver la force d’y arriver peut-être. 

p. 356
Mais pourquoi courir si vite vers la fin puisque je sais à quel point sera difficile à vivre la vacuité du lendemain ?

p. 359
Quand je commence à pouvoir décrire mon projet, c’est bon signe ! Je n’arrête pas de lire, de relire, de lier, de relier ; je n’en finis pas de densifier, de mûrir et de développer mes idées. Je connais certains passages sur le bout des doigts. Il y a encore quelques décisions à prendre, beaucoup de détails à préciser mais je suis sûre que certaines solutions s’imposeront d’elles-mêmes au cours de l’écriture. Je me régale d’avance en pensant à tout ce que je vais devoir imaginer et à la surprise de découvrir un jour dans mon livre ce à quoi je ne pensais pas avoir pensé. Est-ce le hasard qui fait aussi bien les choses ou les choses qui ne se font pas souvent par hasard ? Tout se tient. Quand je commence à pouvoir décrire, c’est que je n’ai plus qu’à écrire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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